Après une forte perte semestrielle, Accor supprime 1 000 emplois

Le géant français de l’hôtellerie Accor annonce un plan d’économies prévoyant la suppression de 1 000 emplois dans le monde.

Comme l’ensemble de l’industrie hôtelière, Accor souffre des conséquences de la pandémie suite aux fortes restrictions de voyage dans le monde. Sa direction prépare un plan d’économies visant à réduire ses coûts récurrents de 200 millions d’euros d’ici 2022, selon un communiqué de presse. Cette restructuration prévoit la suppression d’un millier d’emplois dans le monde, sur un total de 18 000, a précisé le directeur général adjoint Jean-Jacques Morin, lors d’une conférence de presse téléphonique. Les suppressions d’emplois vont « toucher l’ensemble des entités du groupe », a-t-il précisé.

Une perte de 1,5 milliard d’euros

Le sixième groupe hôtelier mondial a basculé dans le rouge au premier semestre avec une perte nette de 1,5 milliard d’euros, due principalement à des dépréciations d’actifs en raison de la pandémie. L’entreprise avait dégagé un bénéfice de 141 millions d’euros sur la même période l’an dernier. Quant au chiffre d’affaires, il a été divisé par deux, à 917 millions d’euros.

« Les mauvaises performances du premier semestre reflètent l’environnement extraordinaire lié à la crise du coronavirus », a commenté Jean-Jacques Morin.

Paris en souffrance

Accor a été contraint de fermer pendant plusieurs mois une grande partie de ses hôtels à la suite de la pandémie de Covid-19. En France, la majorité des établissements était encore fermée au cours du mois de juin. Paris et la région parisienne souffrent davantage que la province en termes de RevPar, souligne le communiqué.

Le groupe, qui compte des enseignes comme Ibis, Sofitel ou Pullman, coiffe 747 805 chambres dans 5 099 hôtels.

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Source : Après une forte perte semestrielle, Accor supprime 1 000 emplois

Croisières : les dispositifs pour la reprise

Costa Croisière

La compagnie attend un feu vert définitif des autorités publiques pour annoncer son programme de croisières estivales. En attendant, elle a aussi dévoilé un plan très complet, certifié Rina, pour reprendre son activité en toute sécurité.

Costa Croisières annonce l’introduction du « Protocole de sécurité Costa », le nouveau protocole de santé et d’hygiène spécialement conçu pour garantir la meilleure expérience de vacances avec un maximum de sécurité. Soutenu par un panel d’experts scientifiques indépendants en santé publique coordonné par V.I.H.T.A.L.I. (Value in Health Technology and Academy for Leadership and Innovation), un spin-off de l’Université Catholique de Rome, Costa Croisières a travaillé en accord avec plusieurs directives sanitaires mondiales et nationales pour développer le « Protocole de sécurité Costa ». Ce protocole comprend un ensemble très complet de mesures et de procédures, notamment la sécurité des membres d’équipage lors de leur retour au travail à bord, le processus de réservation, les opérations d’embarquement et de débarquement dans le port, la vie et les soins médicaux à bord et les excursions à terre.

Une partie de l’initiative est également l’application à la certification de biosécurité de RINA, un programme qui examine tous les aspects de la vie à bord – des services hôteliers à la restauration, en passant par les espaces de remise en forme et de détente – et confirme la bonne gestion des questions de santé, suite à une série d’audits menés à la fois sur les navires et à terre.

1° Tout d’abord, en ce qui concerne l’équipage, Costa met en œuvre des mesures visant à soumettre chaque membre d’équipage à un contrôle préalable dans son propre pays d’origine, y compris deux tests par écouvillonnage différents pour l’évaluation des cas suspects de COVID-19. À leur arrivée en Italie, ils sont testés une troisième fois ; ceux qui sont confirmés négatifs sont autorisés à bord tout en respectant une période de « quarantaine » de 14 jours. Leur état de santé est surveillé par des contrôles de température quotidiens et par des tests par écouvillonnage effectués chaque mois sur tous les membres de l’équipage.

2° En ce qui concerne les futurs passagers, les mesures comprennent des procédures numériques améliorées, telles que l’enregistrement en ligne et l’auto-certification, qui peuvent être effectuées à partir de la maison, et un rôle accru de la technologie numérique comme, par exemple, la possibilité de réserver des services en utilisant l’application dédiée MyCosta. Des contrôles de santé avec vérification de la température des passagers seront effectués à chaque accès et sortie du navire dans tous les ports d’escale inclus dans l’itinéraire, et une fois à bord, il sera autorisé à tout moment de la journée grâce à des dispositifs électroniques en libre-service. La distanciation physique sera respectée à l’arrivée dans chaque terminal de croisière, avec des mesures similaires pour les visites à terre, qui ont été repensées avec des petits groupes de personnes et des départs échelonnés, avec une désinfection des bus avant et après chaque utilisation.

3° La vie à bord sera également repensée par les nouvelles procédures – avant tout par une réduction du nombre de passagers, afin de garantir un éloignement approprié et d’éviter les rassemblements publics. L’utilisation de masques sera obligatoire à l’intérieur, tandis qu’à l’extérieur, elle sera obligatoire dans toutes les situations où la distanciation n’est pas possible, conformément aux réglementations en vigueur à terre.

Les ponts intérieurs et extérieurs de chaque navire seront soumis à un nettoyage et à une désinfection plus fréquente à l’aide de produits spéciaux, et des distributeurs de désinfectant supplémentaires seront placés lors de l’enregistrement et à bord. Les systèmes de ventilation à bord ont été équipés de nouveaux filtres qui assurent une grande efficacité de filtrage de l’air frais provenant de l’extérieur, en minimisant la recirculation de l’air intérieur.

4° Les programmes de divertissement et la restauration seront également réorganisés conformément aux nouvelles normes de sécurité. L’offre de divertissements a été modifiée pour permettre un plus grand nombre de spectacles pendant la journée pour des groupes de personnes plus petits. En ce qui concerne la restauration, les restaurants en libre-service ne seront pas exploités et tous les repas seront servis par le personnel de la Costa.

5° Les soins médicaux à bord pour tous les passagers et l’équipage seront disponibles 24 heures sur 24. Les navires seront équipés de kits de test PCR et d’appareils de diagnostic autorisés par l’Union européenne pour l’évaluation immédiate des cas suspects de COVID-19, et l’équipe médicale à bord a été formée aux procédures de test et aux méthodes de traitement pertinentes. En collaboration avec les autorités responsables, des processus étendus ont été mis au point pour faciliter les soins médicaux, le débarquement en toute sécurité et le retour à la maison le plus rapidement possible des patients chez qui un cas confirmé de COVID-19 a été diagnostiqué. Les services médicaux liés aux symptômes de la grippe ou aux difficultés respiratoires sont gratuits pour tous les passagers et une couverture d’assurance spécifique est prévue.

6° Des modules de formation spécifiques seront créés pour traiter de la conformité aux nouveaux protocoles sanitaires et de la mise en œuvre de ces derniers.

Source : Costa Croisières présente également son protocole de sécurité

MSC Croisière

Le PDG de MSC Croisières, Gianni Onorato, a dévoilé avec beaucoup de détails le protocole de sécurité sanitaire qui va présider à la reprise des croisières en Méditerranée avec deux navires. Sur son marché français et belge, Patrick Pourbaix est plutôt confiant, même s’il ne s’agit encore que d’une reprise timide.

MSC Croisières a travaillé depuis des mois avec les autorités de tous les pays où ses navires peuvent accoster en Méditerranée. La compagnie a ainsi élaboré un plan très détaillé pour prendre en charge ses passagers, avant le départ, pendant et même après la croisière, et les mettre en toute confiance. Un dispositif lourd est en place dans chaque port d’escale pour faire face à toutes les situations qui pourraient intervenir pendant la navigation. Une assurance dédiée est proposée pour couvrir aussi tous les risques liés à une éventuelle contraction de la Covid-19.

Cela suffira-t-il à sécuriser les candidats à la croisière, d’autant qu’il faut trouver le bon équilibre entre les mesures de protection et la recherche du plaisir et du divertissement à bord et aux escales. Une délicate combinaison que semblent avoir trouvé les équipes MSC, aux dires de leur président.

Si les dernières autorisations attendues des autorités gouvernementales italiennes sont accordées, deux navires vogueront en Méditerranée au départ de Gênes dès la mi-août, dans un premier temps, et de Marseille dès septembre : le MSC Grandiosa (3 000 passagers dans cette nouvelle configuration post-Covid) et le MSC Magnifica (2 000 passagers).

Le MSC Grandiosa proposera des croisières de 7 nuits en Méditerranée occidentale et le MSC Magnifica desservira la Méditerranée orientale. Les itinéraires prévus, comprendront notamment la Grèce et Malte, deux pays où le protocole de santé et de sécurité a été validé. Ne pourront monter à bord que des résidents des pays de l’espace Shengen (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, France, Hongrie, Italie, Islande, Lettonie, Lichtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Slovénie, Slovaquie, Suisse) avec des conditions plus ou moins strictes selon le degré de gravité de la pandémie.

2% d’annulations seulement

Lors de son intervention, Patrick Pourbaix, responsable pour MSC Croisières des marchés français et belges, se dit plutôt confiant de la réactivité des agences de voyages partenaires et des clients fidèles à la croisière. « Il faut d’abord savoir que nous n’avons eu, à ce jour et en tout et pour tout, que 2% d’annulations fermes de nos réservations », explique-t-il. « La plupart des dossiers ont été reportés ou protégés sur d’autres itinéraires. Les clients sont en attente de nos propositions pour prendre une décision. Avec ce programme de relance, nous n’offrons que 2 navires avec des capacités limités à 70%, quand le programme initial incluait 9 navires. Il ne devrait donc pas y avoir de problème de remplissage. Nous avons même des navires en réserver s’il fallait augmenter le nombre de croisières face à la demande. Il faut juste savoir que les mesures prises sont très lourdes et coûteuses et qu’il nous faudra être en alerte sur les opportunités face aux coûts supplémentaires. »

Détail du plan

Le nouveau protocole d’exploitation de MSC Croisières a été élaboré par un groupe de travail inter-fonctionnel composé d’experts internes spécialisés dans différents domaines : services médicaux, santé publique, assainissement, services hôteliers, climatisation, autres systèmes d’ingénierie à bord des navires, technologies de l’information et de la logistique, MSC Croisières s’est également adjoint les services d’un cabinet d’experts de renommée mondiale, Aspen Medical, pour l’aider à développer son propre protocole.

De plus, un groupe d’experts « BLUE-RIBBON COVID » a été créé – composé d’un panel d’experts hautement qualifiés et respectés au niveau international – pour renseigner la Compagnie et examiner les initiatives relatives au COVID-19. La finalité est de garantir que les mesures prises sont appropriées, efficaces et fondées sur les meilleures pratiques scientifiques et sanitaires existantes.

Combinant les nouvelles données et les recherches sur le COVID-19, ainsi qu’une meilleure compréhension du virus et de son comportement avec les dernières technologies de dépistage et de protection des personnes, le nouveau protocole a pour objectif de prévenir et limiter les risques de transmissions. Il comprend les éléments suivants :

  1. Contrôle de santé des passagers avant l’embarquement qui inclut trois étapes – un contrôle de la température, un questionnaire de santé obligatoire et un test de dépistage COVID-19. En fonction des résultats du test et selon les antécédents médicaux ou de voyage du passager, un test de santé supplémentaire pourra être effectué. Tout passager dont le test est positif ou qui affiche des symptômes ou une température supérieure à la normale se verra refuser l’embarquement. Conformément aux directives du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, les passagers en provenance de pays classés à haut risque devront effectuer un test COVID-19 RT-PCR, dans les 72 heures précédant l’embarquement. Tous les membres d’équipage seront testés pour le COVID-19 avant l’embarquement ainsi que régulièrement pendant toute la durée de leur contrat ;
  2. Des mesures d’assainissement et de nettoyage soutenues par l’introduction de nouvelles méthodes de nettoyage, l’utilisation de produits désinfectants approuvés et utilisés en milieu hospitalier et l’assainissement de l’air à bord avec la technologie UV-C qui tue 99,97% des microbes ;
  3. La distanciation physique sera possible grâce à la réduction de la capacité globale des passagers à bord à 70%, permettant plus d’espace pour chacun (env. 10 m2 par personne). La capacité des espaces publics sera réduite, les activités seront modifiées pour accueillir des groupes plus petits et les hôtes devront réserver à l’avance les services et les activités afin de mieux contrôler le flux de passagers. Lorsque la distanciation sociale n’est pas possible, dans les ascenseurs par exemple, les passagers devront porter un masque. Ces masques seront fournis quotidiennement dans la cabine et seront disponibles un peu partout à bord du navire.
  4. Les installations et les services médicaux seront améliorés avec un personnel hautement qualifié et formé, l’équipement nécessaire pour tester, évaluer et traiter les patients suspects de COVID -19 et la mise à disposition d’un traitement gratuit au centre médical à bord pour tout passager présentant des symptômes. Certaines cabines seront dédiées pour permettre l’isolement de tout cas suspect et des personnes ayant eu des contacts étroits avec ce dernier.
  5. Une surveillance continue de la santé sera effectuée tout au long de la croisière. La température des passagers et de l’équipage sera vérifiée quotidiennement à leur retour d’excursion ou dans certains lieux indiqués à bord. Lors de cette première reprise des opérations, et afin de renforcer la protection et d’éviter tout risque pour les passagers, les hôtes ne pourront découvrir la destination que dans le cadre d’une excursion organisée par MSC Croisières. Cette mesure a été mise en place afin que la Compagnie puisse protéger leur santé avec des excursions qui intégrero nt les mêmes standards élevés de santé et de sécurité qu’à bord. La compagnie veillera à ce que les moyens de transport soient correctement désinfectés et qu’il y ait suffisamment d’espace pour respecter la distanciation physique. Les guides touristiques et les chauffeurs passeront également un examen de santé et porteront un équipement de protection individuel (EPI) approprié.
  6. Un plan d’intervention d’urgence sera activé si un cas suspect est identifié, en étroite coopération avec les autorités sanitaires nationales. Le cas suspect et les personnes ayant été en contact étroit avec ce dernier suivront des mesures d’isolement et pourront être débarqués conformément aux réglementations locales et nationales.
  7. De la réservation au retour à la maison, MSC Croisières a évalué chaque point de contact pour mettre en place les mesures de santé et de sécurité appropriées. Les passagers seront aidés à chaque étape avec des informations simples, des conditions de réservation claires, des informations pratiques et une technologie adaptée pour rendre le processus fluide.
  8. MSC Croisières a introduit un nouveau plan de protection MSC COVID-19 pour les croisières estivales afin d’offrir aux passagers en provenance des pays Schengen une tranquillité d’esprit supplémentaire. Cette nouvelle mesure, permettra de couvrir le passager s’il est infecté avant son départ et qu’il n’est pas en mesure de voyager, pendant la croisière pour les frais médicaux et après la croisière s’il tombe malade. En complément de cette mesure, les clients sont également invités à choisir leur couverture d’assurance voyage et maladie habituelle.
  9. Une procédure d’embarquement repensée avec un système d’enregistrement numérique a été mise en place pour éviter les contacts, avec des heures d’arrivée précises pour mieux gérer le flux des passagers. Les mesures de santé et de sécurité dans le terminal de croisière répondront aux mêmes standards élevés qu’à bord. Les hôtes devront effectuer un test de dépistage COVID-19, un contrôle de la température et présenter un questionnaire de santé dûment complété et signé. Celui-ci sera analysé afin de s’assurer que le passager est en bonne santé et autorisé à embarquer. Si des contrôles supplémentaires sont nécessaires, ceux-ci seront effectués par le personnel médical avec la possibilité de réaliser des tests additionnels.
  10. À terre, les hôtes profiteront des différentes destinations visitées uniquement dans le cadre d’une excursion organisée par MSC Croisières qui respectera les mêmes normes élevées de santé et de sécurité qu’à bord. En prenant cette décision, la Compagnie garantit que l’expérience à terre du passager répondra aux normes appropriées de santé et d’hygiène, que les transferts seront correctement désinfectés, que les guides touristiques et les chauffeurs porteront des EPI et que des zones réservées pour les passagers de MSC Croisières sur les sites visités seront prévues.
  11. Les mesures de santé et de sécurité de MSC Croisières s’appuient sur une technologie de pointe afin de faciliter une expérience à bord sans contact, de fournir aux passagers des informations importantes et pertinentes au fur et à mesure de leurs besoins.
  12. Pour les passagers à bord des deux navires, l’application MSC for Me facilitera les nouvelles mesures de santé et de sécurité. L’application pourra être utilisée pour réserver des services, pour gérer les activités quotidiennes à bord et obtenir des informations.
  13. De plus, à bord du MSC Grandiosa, chaque hôte et membre d’équipage recevra un bracelet MSC for Me gratuit, afin de faciliter les transactions sans contact ainsi que la recherche de contact en cas d’infection.
  14. Un nouveau centre d’information, accessible par téléphone, permettra aux hôtes d’appeler le Service à la Clientèle pour obtenir des informations, évitant ainsi de se rendre au comptoir en personne.

Une expérience à bord riche et agréable

Les passagers continueront de profiter des expériences riches qui sont au cœur de l’expérience MSC Croisières, notamment de spectacles au théâtre, d’une restauration de qualité, d’activités familiales, des boutiques, des événements attrayants, etc, avec quelques ajustements pour garantir que leur santé et leur sécurité soient protégées.

Les activités à bord et les divertissements ont été repensés pour créer des groupes plus petits et doivent désormais être réservés à l’avance. Un riche programme d’activités sera disponible tout au long de la croisière, comprenant entre autres des événements à thèmes, des jeux, des spectacles, du fitness et de la danse.

Des activités primées dédiées aux enfants et des jeux familiaux seront proposés chaque jour. De nouveaux espaces à bord seront réservés aux enfants et adolescents étant donné que les espaces jeunesse fonctionneront à capacité réduite. Les parents qui souhaitent partir en excursion ont toujours la possibilité de laisser les enfants avec l’équipe d’animation à bord en réservant un jour à l’avance. Les déjeuners et dîners seront toujours organisés ainsi que les activités pour enfants les plus populaires telles que MasterChef At Sea Juniors, MSC Dance Crew, Cabin 12006 et l’expérience LEGO.

MSC Croisières continuera d’offrir un large choix de divertissements à bord du navire. La capacité du théâtre étant réduite pour assurer la distanciation physique, le programme de divertissements sera adapté afin que tous les hôtes profitent d’une grande variété de spectacles primés.

Les restaurants, bars et salons permettront la distanciation sociale et tous les repas et boissons seront servis à table. Le buffet offrira un nouveau concept à la place du libre-service, les passagers choisiront leurs plats à l’avance qui seront servis à table afin de garantir le plus haut niveau de mesures de santé et d’hygiène. Pour une expérience sans contact, les clients pourront accéder aux menus des restaurants et des bars à partir de leur smartphone en scannant un QR code.

Source : MSC Croisières veut reprendre la mer en toute sérénité

Ouverture des frontières : des conseillers en voyage au bord de la crise de nerf 

Dans les agences de voyage, il suffit d’interroger, non pas les patrons, mais les conseillers qui sont en direct avec les clients, pour se rendre compte des difficultés à répondre aux clients actuellement. Oui les frontières rouvrent mais de nombreux pays imposent certaines règles et d’autre aucune …. Comment s’y retrouver ?

Il y a les pays, leurs règles et celles des compagnies aériennes

Les pays européens rouvrent progressivement leurs frontières. À partir du 1er juillet, des pays hors espace Schengen devraient en faire de même. Mais c’est le désordre absolu car certains pays imposent leurs conditions d’entrées. Il faut donc voir cas par cas. Et il est nécessaire de revoir ces conditions car chaque jour, celles-ci peuvent changer.

Pour le transport aérien ou le transport ferroviaire, on assiste à un même flou. Les compagnies affichent des vols et les annulent peu de temps après en fonction du remplissage ou d’un manque de disponibilités d’appareils. Les conseiller en voyage sont au bord de la crise de nerf et on peut les comprendre !

Le transport aérien impose ses règles

Dans les aéroports comme dans les gares d’ailleurs, le port du masque est obligatoire. Il est également obligatoire dans les avions et dans les trains. Les passagers sont scrutés par des caméras thermiques afin d’identifier les passagers fiévreux.

Les compagnies aériennes peuvent prendre des dispositions particulières, comme l’obligation de remplir une déclaration de santé. L’embarquement peut être refusé aux voyageurs présentant une température de 38°C ou plus et à ceux qui ne veulent pas porter le masque.

Le Portugal attend ses touristes mais les îles imposent des restrictions

Le Covid-19 est réapparu à Lisbonne. Cela contraint les autorités du Portugal à la prudence. Le pays avait échappé, jusqu’à aujourd’hui, à une flambée d’infections. Afin d’assurer une sécurité maximum, les autorités ont décidé de nouvelles mesures de confinement, dans la capitale. La réouverture des frontières devrait être effective aujourd’hui 1er Juillet.

Les mesures de quarantaine sont levées, sauf dans les archipels (Madère ou les Açores). Un test de dépistage est obligatoire et en cas de résultat positif au test (effectué à l’arrivée), les voyageurs devront respecter une quarantaine de 7 jours à Madère et de 14 jours dans les Açores.

Il faut noter que le label «Clean & Safe», mis en place par le ministère du Tourisme dès le mois d’avril, certifie que les restaurants, hôtels et opérateurs de tourisme respectent les règles sanitaires.

On peut aller en Espagne mais certaines consignes sont demandées

L’Espagne a rouvert ses frontières le 21 juin, soit plus tardivement que ses voisins européens. À leur arrivée, les voyageurs pourront être soumis à un contrôle de leur température et être interrogés sur leur lieu de séjour dans le pays.

Il est obligatoire de porter un masque dans un lieu public fermé quand la distance de 1,5 mètre ne peut pas être respectée, sous peine de recevoir une amende de 100 euros. L’accès à certains lieux publics (piscines, plages, hôtels, restaurants, salles de spectacle…) peut être plus ou moins restreint en fonction des régions.

Certaines particularités à suivre vers l’Italie

Toute la péninsule est accessible, mais une mesure de restriction s’applique aux déplacements vers la Sardaigne. Avant d’embarquer dans un avion ou un bateau pour ces régions, les voyageurs doivent remplir un questionnaire de santé. Ce protocole s’applique à deux autres régions du pays : la province des Pouilles (Bari) et celle de Basilicate (Potenza).

En Croatie, les touristes arrivent

En Croatie, les touristes doivent disposer d’une preuve de réservation d’un hébergement. Les voyageurs doivent remplir un formulaire sur le site www.entercroatia.mup.hr avant leur arrivée. Il y aurait actuellement 350 000 touristes étrangers en Croatie, selon le ministre de l’Intérieur, Davor Bozinovic.

La Grèce : des tests PCR aléatoires

À partir du 1er juillet, le tourisme en Grèce s’ouvre et les arrivées internationales sont autorisées à entrer depuis tous les aéroports du pays et pas seulement Athènes et Thessalonique.

Certains pays sont encore soumis à des restrictions comme la Grande-Bretagne, la Suède, les États-Unis, la Russie, Israël, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Macédoine du Nord.

Il y a quelques jours, les passagers d’un vol Qatar Airways ont été testés positifs au coronavirus, ce qui a incité la Grèce à mettre fin à tous les vols de cette compagnie aérienne vers la Grèce. L’accès par la route est théoriquement possible, mais l’Albanie et la Macédoine du Nord restent fermées aux étrangers.

Quant aux liaisons maritimes avec l’Italie, au départ de Brindisi, elles tournent au ralenti. À partir du 1er juillet, des tests PCR pourront être menés de manière aléatoire dans les aéroports ; ils étaient obligatoires jusqu’alors.

En Hollande … la réservation d’un lieu de séjour serait obligatoire

Aux Pays-Bas, la réservation du lieu de séjour est obligatoire, à défaut l’entrée sur le territoire pourra être interdite. C’est ce qu’indique le site France Diplomatie. Par contre, nos amis hollandais risquent d’être nombreux à venir en France comme ils le font chaque année.

Le Royaume-Uni : peut-être oui…. Peut-être non …

Les frontières du Royaume-Uni restent ouvertes, mais tout voyageur arrivant sur le territoire doit se soumettre à une quatorzaine. Dans les prochains jours, les ressortissants d’un certain nombre de pays seront exemptés de la quarantaine imposée aux voyageurs en provenance de l’étranger.

Le gouvernement est entrain de discuter de ces arrangements avec des pays, dont la France, la Grèce et l’Espagne. On devrait en savoir plus cette semaine.

Les îles françaises se rouvrent avec précautions

Les déplacements vers les territoires d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Saint-Martin et Saint-Barthélemy) nécessitent un test de détection du Covid-19, en juillet et en août avant toute arrivée en outre-mer, mais les mesures de quarantaine seront supprimées.

La Tunisie … selon Hakim Tounsi

« Dès le 1er juillet prochain, les personnes résidentes en France quelle que soit leur nationalité pourront se rendre en vacances en Tunisie en présentant à l’embarquement un test RT-PCR négatif de moins de 120 heures (5 jours) explique Hakim Tounsi le président du tour opérateur Authentique.

« L’occupation des hôtels sera limitée à 50 % de leur capacité d’accueil. Il faudra s’attendre à une sensible amélioration de la qualité de service dans les hôtels tunisiens cet été du fait de la limitation à 50 % du taux d’occupation
». Il reste à voir les possibilités de transport ! Ce n’est pas gagner mais cela avance !

Les agents de voyages sont parfois perdus et c’est bien normal

Il faut vraiment suivre les éventuels changements au jour le jour. Aussi bien sur l’entrée vers une destination que le départ d’un vol. Certains clients indiquent à des agents de voyages qu’ils ne souhaitent pas suivre certaines règles imposées par la destination. On peut lire tout cela sur les réseaux sociaux dont Facebook. L’aide entre agents de voyages est de mise !

Emmanuelle Llopp répond même le Dimanche

Elle est bien connue de la profession et intervient régulièrement sur les réseaux sociaux et la presse. Elle ne compte pas son temps pour répondre aux agents souvent perdus dans les questions des clients.

Dimanche 28, nous lisions : « Bonsoir les AGV . Un peu de droit en ce dimanche soir ? Pour les conditions sanitaires d’accès dans un pays, il entre dans votre obligation d’information de prévenir le client si elles changent après la conclusion du contrat. Ce n’est pas un élément des prestations que vous vendez mais une contrainte de l’État de destination donc si le client ne veut pas s’y plier et préfère annuler, ce sera à ses frais ».

Elle répond également sur la question de savoir si les éléments essentiels du contrat se trouvent modifiés du fait des mesures covid, par opposition aux éléments mineurs.

« Pour l’instant, aucune décision judiciaire n’a été rendu donc on avance un peu à tâtons il est vrai. Donc c’est à vous d’apprécier si les éléments impactés sont majeurs ou mineurs. Dans le premier cas, le client pourrait effectivement considérer que son contrat ne sera pas respecté et donc annuler, tandis que l’agence pourrait alors invoquer l’ordonnance pour faire un avoir plutôt qu’un remboursement immédiat. Dans le second cas, l’annulation se fera aux frais du client (aménagement des horaires, du buffet etc… : cela ne supprime pas les prestations) ». Chapeau Maître Llopp !

Bon courage aux professionnels qui sont au contact des clients. On pense également aux centres d’appels, comme Keepcall, qui sont submergés de questions les plus diverses. Le temps de communication avec les clients aurait triplés par rapport à l’avant Covid-19 !

Serge Fabre

Source : Ouverture des frontières : des conseillers en voyage au bord de la crise de nerf 

Tourisme en Outre-mer : après l’urgence sanitaire, l’urgence économique

Face aux sénateurs, les différents représentants du secteur touristique dans les territoires d’Outre-mer ont fait part jeudi de leurs difficultés depuis le début de la crise sanitaire. Et attendent l’aide de l’État pour réussir à y faire face.

La Délégation sénatoriale aux Outre-mer organisait jeudi 25 juin une table ronde sur le tourisme, dans le cadre d’une étude sur l’urgence économique dans ces territoires à la suite de la crise liée au Covid-19. L’occasion de faire un point avec les représentants de chacun d’entre-eux sur la situation actuelle et sur leurs attentes pour les mois à venir.

Et pour certains, jusqu’à présent peu touchés par la crise sanitaire, c’est l’économie du territoire qui se voit lourdement impactée, le tourisme représentant bien souvent une très grande partie, si ce n’est la totalité, de leurs revenus. « Nous avons déjà enregistré une perte de 100 millions d’euros sur les trois derniers mois. C’est une estimation à date, qui sera a priori beaucoup plus importante sur la fin de l’année », a fait savoir aux sénateurs François Baltus-Languedoc, directeur général du Comité martiniquais du tourisme.

Même constat en Polynésie française, avec une perte d’environ 333 millions d’euros estimée en 2020, ou en Guadeloupe, où le « chiffre d’affaires est proche de zéro » depuis le mois de mars, selon Nicolas Vion, président du Groupement hôtelier et touristique de la Guadeloupe (GHTG). « Cette crise porte un notable coup d’arrêt à la dynamique touristique », a également commenté Michel Madi, directeur du comité du tourisme de Mayotte.

Des situations propres à chaque territoire

Si les situations sont différentes selon les territoires, tous pointent les difficultés liées à la reprise, trop progressive, de l’aérien. Les mesures de sécurité drastiques sont également au coeur du problème, même si elles ne font pas l’unanimité. Stéphane Artano, sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon, se dit plutôt favorable au maintien d’une septaine pour les voyageurs, tandis que La Réunion, par la voix de sa sénatrice Nassimah Dindar, espère au contraire voir le dispositif disparaître une fois l’état d’urgence levé. L’amendement du 17 juin dernier sur la prolongation de l’état d’urgence pourrait en effet compliquer les choses. « Les acteurs touristiques estiment que cette décision pourrait entraîner des conséquences encore plus désastreuses que celles que nous connaissons aujourd’hui », ajoute le directeur du comité du tourisme de Mayotte.

L’arrêt des activités a donc poussé de nombreuses entreprises du secteur à faire appel aux différentes aides proposées par l’État, dont le fonds de solidarité. Beaucoup ont toutefois rencontré des difficultés pour obtenir le « Prêt garanti par l’État » (PGE), les banques ne jouant pas toujours le jeu, selon les représentants du tourisme en Outre-mer. Toujours à l’arrêt, et avec « peu de chance que le tourisme international reprenne avant octobre, beaucoup ne vont pas pouvoir résister sans des aides massives », estime Julie Laronde, directrice générale chez Nouvelle-Calédonie Tourisme.

L’Etat appelé à l’aide

Pour tenter de répondre à tous ces problèmes, le Premier ministre a chargé le député LREM du Val d’Oise, Guillaume Vuilletet, d’une mission sur « la place des Outre-mer » et « les moyens de les accompagner » après la pandémie de Covid-19, selon un décret paru jeudi au Journal officiel. Il devra ainsi établir « un diagnostic sur les conséquence de la pandémie sur l’insertion régionale des Outre-mer » et faire, d’ici le 15 novembre, des recommandations sur « les moyens juridiques, financiers et opérationnels les plus adaptés pour permettre aux Outre-mer de poursuivre leur insertion régionale, et au plan national, de renforcer la résilience de la continuité territoriale ».

En attendant, chaque territoire s’active également pour lancer un plan de relance afin de faire revenir les touristes. Ce qui pourra prendre du temps, de nombreux voyageurs étant toujours inquiets quant à la propagation du virus. « Il faut faire attention à la contagion émotionnelle », estime Patrick Serveaux, président de l’UMIH et de la commission tourisme du MEDEF Réunion. Ce dernier appelle aussi à « faire attention à la deuxième vague économique et à la troisième vague qui pourrait être sociale ».

Pour cela, les professionnels du secteur appellent notamment l’État à accompagner les entreprises pour repartir. Ce qui pourra passer par des campagnes de communication beaucoup plus ambitieuses, une information claire pour rassurer la clientèle sur les conditions sanitaires, ou encore un travail pour aller chercher de nouveaux marchés.

Auteur

  • Brice Lahaye

Source : Tourisme en Outre-mer : après l’urgence sanitaire, l’urgence économique

Voyage annulé : le remboursement (à la place de l’avoir) pourrait devenir plus facile

Une commission de conciliation devrait permettre, dès la semaine prochaine, de rembourser plus facilement des voyages annulés ou reportés à cause de la crise sanitaire.

Ne plus recevoir un avoir automatiquement et se faire rembourser un voyage annulé devrait bientôt être possible, à en croire une information de RTL, qui annonce la création dès la semaine prochaine d’une commission de conciliation pour régler les litiges. Celle-ci sera composée d’acteurs du tourisme et d’associations de consommateurs, parmi lesquelles la CLCV, l’Association nationale des consommateurs et des usagers.

Concrètement, cette commission devrait permettre aux voyageurs – qui ont des raisons valables – de ne pas attendre la fin de l’avoir de 18 mois remis par les voyagistes pour obtenir un remboursement du séjour qui a été annulé ou reporté pendant la crise sanitaire du Covid-19.

Au cas par cas

Des demandes qui devraient se faire au cas par cas. « On peut avoir des problèmes de santé, ce qui fait que l’on ne pourra pas envisager de repartir en voyage dans 18 mois. Et donc, il y a aucune raison que l’agent de voyage puisse conserver l’avance financière et les professionnels l’ont bien compris puisqu’ils répondent favorablement à la création de cette commission », explique Jean-Yves Mano, président de la CLCV, interrogé par RTL.

Fin mars, le gouvernement avait signé une ordonnance afin de permettre aux tour-opérateurs et agences de voyages d’émettre un avoir valable 18 mois pour tous les voyages annulés depuis le 1er mars à cause du coronavirus. Un dispositif qui pourrait donc être remis en cause régulièrement.

Auteur

  • Brice Lahaye

Source : Voyage annulé : le remboursement (à la place de l’avoir) pourrait devenir plus facile

TUI France renonce à ses agences de voyages… et à plus de 500 emplois

Les syndicats s’y attendaient, la direction l’a confirmé aujourd’hui. TUI France va connaître un nouveau plan de restructuration pour passer la crise liée au coronavirus.

C’est le choc pour l’ensemble des salariés, mais pas vraiment une surprise. La direction de TUI France a présenté ce matin le plan de restructuration nécessaire à la relance du tour-opérateur, mal en point depuis plusieurs années et qui tente de survivre la crise liée au coronavirus.

Pour rappel, l’ordre du jour du comité social et économique (CSE) de ce matin était : « Information sur le changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales ».

Dans un communiqué officiel, la direction TUI France rappelle le contexte : « Depuis trois mois, le secteur du tourisme est impacté durement par une crise sans précédent, plaçant le groupe TUI dans une situation très difficile qui le contraint à se transformer très rapidement. Malgré ce contexte économique difficile, le groupe TUI a néanmoins accepté de soutenir TUI France pour lui permettre de surmonter la crise. »

Près de 600 postes supprimés

Selon les informations communiquées à la rédaction de Tour Hebdo, 583 postes vont être supprimés. « Le projet présenté aujourd’hui en CSE prévoit la suppression de 317 postes, hors l’impact potentiel dans le réseau d’agences intégrées. En cas de fermetures de ces agences, l’impact s’élèverait à 583 postes. TUI France rentre dans un processus d’information-consultation avec le CSE et ce projet fera l’objet de discussions détaillées par direction », précise le communiqué transmis par la direction de TUI France.

Les syndicats dénoncent « une arnaque au chômage partiel », affirme le secrétaire général du CSE de TUI France Lazare Razkallah. « J’ai un rendez-vous au ministère de l’Économie pour en parler, courant de la semaine prochaine », affirme-t-il. TUI France bénéficie des mesures d’activité partielle depuis le 18 mars dernier, et ce, jusqu’au 16 septembre 2020.

L’annonce d’un nouveau plan social laisse un goût amer au secrétaire général du CSE, comme il l’expliquait à Tour Hebdo le 13 mai dernier. « Nous avons déjà eu 600 postes de supprimés en 2012, 300 postes en 2013-2014, plus de 300 postes en 2017. Ça n’a rien donné parce que la stratégie n’était pas là. Une nouvelle fois, cela devait être dans les cartons et ils précipitent les choses avec la crise. C’est un effet d’aubaine. »

Disparition de Passion des Îles, continuation des clubs et circuits

Du côté des syndicats, l’on affirme que la marque Passion des Îles est arrêtée et le plateau qui y était dédié est également fermé. Dans sa communication officielle, TUI France nuance : « L’offre séjours moyen et long courrier (Passions des Îles) est interrompue en attendant de pouvoir proposer de nouveau cette offre par le biais d’une plateforme de package dynamique. »

En effet, TUI France se concentrera désormais sur son offre de « flexipackage » sur ses marques Club Marmara, Club Lookéa et Circuits Nouvelles Frontières.
L’activité sur mesure à Lyon sera également arrêtée dans les prochaines semaines.

Fermeture (ou cession) des agences de voyages

« Le réseau d’agences intégrées TUI ne permet pas, avec 65 agences, d’avoir un maillage satisfaisant sur le territoire français, qui est par ailleurs très bien desservi par un grand nombre de réseaux de distribution avec lesquels TUI France travaille. De plus le réseau mandataires, composé d’entrepreneurs, est très performant et TUI France souhaite le développer », affirme la direction dans son communiqué. En conséquence, la totalité des agences de voyages physiques seront fermées, franchisées ou « intégrées en mandataires ». « La collaboration avec les réseaux tiers va être développée », ajoute TUI France.

Quid de Serge Laurens ?

Le directeur général adjoint de TUI France Serge Laurens aurait de son côté présenté sa démission. Sollicitée sur ce point, la direction de TUI France « ne souhaite pas commenter cette information ».

Auteur :

Manon Gaye

Source : TUI France renonce à ses agences de voyages… et à plus de 500 emplois

Air Caraïbes et French bee reprennent leurs vols vers les Antilles et La Réunion

Air Caraïbes reprend ses vols commerciaux long-courriers entre la métropole et les Antilles. French bee, sa petite sœur, vole vers La Réunion.

Air Caraïbes annonce la reprise de ses vols commerciaux long-courriers sur son « cœur de réseau » entre la métropole et les Antilles. Ces vols seront opérés à 100% en A 350 -900 et -1000, les Airbus de dernière génération de la compagnie. Le tout premier vol commercial décolle ce jeudi 11 juin de l’aéroport international Guadeloupe Pôle Caraïbes de Pointe-à-Pitre à 19h45 à destination de Roissy –Charles de Gaulle.

La desserte reprend dans un premier temps vers et au départ de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle entre le 11 juin et le 25 juin (voir programme détaillé ci-dessous). A compter du 26 juin, date de réouverture de l’aéroport de Paris-Orly, la compagnie Air Caraïbes reprendra son programme de vols depuis et vers sa base habituelle d’Orly.

French bee de retour à La Réunion

De son côté French bee, la filiale low cost long-courrier du Groupe Dubreuil, annonce elle aussi la reprise progressive de ses vols commerciaux et le redémarrage du trafic passagers en long-courrier. Les premiers vols opérés seront effectués au départ et vers l’île de La Réunion dès le 12 juin. L’ensemble de ces vols long-courriers seront opérés uniquement en Airbus A 350. Les liaisons mentionnées ci-dessous seront opérés vers et au départ de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, Terminal 2. Les vols au départ de CDG sont limités à 250 passagers à l’arrivée à La Réunion.

French bee :

  • 12 juin BF 703 RUN-CDG Départ à 08h  –  Arrivée à 17h30
  • 12 juin BF 700 CDG-RUN Départ 23h15  – Arrivée 12h30 J+1
  • 13 juin BF 701 RUN-CDG Départ 23H  – Arivée 08h30 J+1

Air Caraïbes :

  • 11 juin TX5643 Départ de Pointe-à-Pitre à 19h45 – Arrivée à CDG à 10h le 12 juin
  • 12 juin TX5642 Départ de CDG à 14h40 –Arrivée à Pointe-à-Pitre à 17h30
  • 12 juin TX5643 Départ de Pointe-à-Pitre à 19h45 – Arrivée à CDG à 10h le 13 juin
  • 12 juin TX5614 Départ de CDG à 15H20 – Arrivée à Fort-de-France 18H15
  • 12 juin TX5615 Départ de Fort-de-France à 20h25 – Arrivée à CDG à 10h50 le 13 juin
  • 15 juin TX5614 Départ de CDG à 15H20 – Arrivée à Fort-de-France à 18H15
  • 16 juin TX5615 Départ Fort-de-France à 20H25 – Arrivée à CDG à 10H50 le 17 juin
  • 16 juin TX5642 Départ de CDG à 14h40 – Arrivée à Pointe-à-Pitre à 17h30
  • 16 juin TX5643 Départ de Pointe-à-Pitre à 19h45 – Arrivée à CDG à 10h le 17 juin
  • 17 juin TX5614 Départ de CDG à 15H20 – Arrivée à Fort-de-France à 18H15
  • 17 juin TX5615 Départ Fort-de-France à 20H25 – Arrivée à CDG à 10H50 le 18 juin
  • 17 juin TX5642 Départ de CDG à 14h40 – Arrivée à Pointe-à-Pitre à 17h30
  • 17 juin TX5643 Départ de Pointe-à-Pitre à 19h45 – Arrivée à CDG à 10h le 18 juin
  • 18 juin TX5614 Départ de CDG à 15H20 – Arrivée à Fort-de-France à 18H15
  • 18 juin TX5615 Départ de Fort-de-France à 20h25 – Arrivée à CDG à 10h50 le 18 juin
  • 19 juin TX5642 Départ de CDG à 14h40 – Arrivée à Pointe-à-Pitre à 17h30
  • 19 juin TX5643 Départ de Pointe-à-Pitre à 19h45 – Arrivée à CDG à 10h le 20 juin
  • 23 juin TX5614 Départ de CDG à 15H20 – Arrivée à Fort-de-France à 18H15
  • 24 juin TX5642 Départ de CDG à 14h40 – Arrivée à Pointe-à-Pitre à 17h30
  • 25 juin TX5643 Départ de Pointe-à-Pitre à 19h45 – Arrivée à Orly à 10h le 26 juin
  • 25 juin TX5615 Départ de Fort-de-France à 20H25 – Arrivée à Orly à 10h50 le 26 juin
  • 26 juin TX5615 Départ de Fort-de-France à 20H25 – Arrivée à Orly à 10h50 le 27 juin

Auteur :

Source : Air Caraïbes et French bee reprennent leurs vols vers les Antilles et La Réunion

Les 40 (nouvelles) propositions du Sénat pour une « véritable relance » du tourisme

Élargissement du chômage partiel, crédit d’impôt sur les loyers des baux commerciaux, diminution de la TVA sur les prestations touristiques… La Commission des affaires économiques du Sénat propose de nouvelles mesures pour aider le secteur.

Un mois après la fin du confinement, la Commission des affaires économiques du Sénat a de nouveau publié jeudi 40 propositions pour aider le secteur du tourisme. Des mesures « complémentaires au ”plan tourisme” du gouvernement, pour une véritable relance du tourisme, fruit d’un cycle d’auditions conduites depuis le début de la crise », précisent les sénateurs à l’origine du texte. Ce plan, qui vient en complément de propositions déjà faites il y a un mois, devra être bâti sur trois piliers : le soutien à l’offre, le soutien à la demande et le soutien aux mutations du tourisme (numérique et écologique).

Soutien à l’offre

Concernant le soutien à l’offre, on retrouve ainsi parmi les propositions : l’élargissement du chômage partiel pour les professionnels dont les effectifs n’ont été mobilisés que pour gérer les pertes (par exemple les voyagistes), l’exonération de cotisations sociales au-delà du mois de juin, la mise en place d’une cellule de gestion des plans d’étalement du paiement des prélèvements obligatoires, l’instauration d’un crédit d’impôt sur les loyers des baux commerciaux ou encore le renforcement de la solidarité des OTA (agences de voyages en ligne) envers leurs partenaires les plus fragiles, en diminuant notamment leurs commissions.

Soutien à la demande

Pour le soutien à la demande, les sénateurs proposent notamment une diminution temporaire de la TVA applicable aux prestations touristiques, le renforcement du dispositif d’aide au départ en vacances annoncé par le gouvernement, en la faisant passer jusqu’à 500 euros, une meilleure régulation des avoirs émis par les compagnies aériennes en vue de restaurer la confiance des consommateurs, la diminution exceptionnelle des tarifs autoroutiers cet été et l’ouverture de l’intérieur de l’espace Schengen à la mi-juin pour accueillir la demande internationale.

Soutien aux mutations du tourisme

Mais, au-delà des aides, une réflexion sur le tourisme devra également être engagée sur le tourisme de demain. « Dans le cadre des aides à l’investissement attribuées par la Caisse des dépôts et Bpifrance, [il faudra] privilégier les projets intégrant des dimensions de transition numérique et environnementale, dans une logique d’éco-conditionnalité et de conditionnalité numérique, et participer à la constitution de ”champions” », explique le texte.

Les mesures allant en ce sens sont elles aussi nombreuses : définir une stratégie nationale pour un tourisme durable, réaliser une estimation des émissions de gaz à effet de serre par le secteur touristique en France, renforcer la visibilité des écolabels existants et promouvoir l’information du client sur le bilan carbone des voyages commercialisés, mettre en place un grand plan de formation des professionnels du tourisme au numérique, faire de la Caisse des dépôts et de ses filiales l’agence du soutien à l’innovation touristique, lancer une réflexion sur la revalorisation des métiers du tourisme et le statut du saisonnier, etc.

Enfin, nommer un ministre du tourisme de plein exercice, qui s’appuierait sur une administration centrale dédiée. De quoi définitivement remédier aux maux du secteur ?

Auteur

  • Brice Lahaye

Source : Les 40 (nouvelles) propositions du Sénat pour une « véritable relance » du tourisme

Le gouvernement renforce (encore) les aides apportées au tourisme

Les entreprises des secteurs de l’hôtellerie, restauration, cafés, tourisme, événementiel, sport et culture, qui ont subi une très forte baisse d’activité, font l’objet d’un soutien renforcé par l’Etat.

Chose promise, chose due. Le Premier ministre s’était engagé, le 14 mai à l’issue du comité interministériel du tourisme, à apporter un soutien conséquent et durable au secteur, lourdement impacté par la crise sanitaire. Le 10 juin, le gouvernement a annoncé la poursuite des aides mises en place dans le 3e projet de loi de finances rectificatives pour 2020.

Les activités bénéficiant de ces soutiens renforcés sont désormais réparties en deux catégories : les secteurs de l’hôtellerie, restauration, cafés, tourisme, événementiel, sport et culture qui sont les plus durablement affectés car soumis à des restrictions d’activité allant au-delà du 11 mai 2020 ; et les activités amont ou aval de ces secteurs, qui, pour bénéficier des mesures renforcées, doivent avoir subi 80% de perte de chiffre d’affaires durant la période de confinement (15 mars – 15 mai).

« Le tourisme est bien une priorité nationale, cela se traduit dans ce texte législatif », a noté Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat en charge du Tourisme, cet après-midi lors d’une conférence de presse téléphonique, souhaitant que « le périmètre pour le tourisme soit le plus large possible ».

L’activité partielle maintenue jusqu’en septembre

Les entreprises des activités relevant de ces secteurs, quelle que soit leur taille, pourront continuer à bénéficier d’une prise en charge à 100% de l’indemnité d’activité partielle pour les heures non travaillées jusqu’en septembre.

Pour mémoire, pour les autres secteurs d’activité, depuis le 1er juin, les heures chômées au titre de l’activité partielle sont prises en charge à 85%.

Le fonds de solidarité élargi aux entreprises de moins de 20 salariés

Le fonds de solidarité reste accessible aux entreprises de ces activités, jusqu’à la fin de l’année 2020, et est élargi à partir du 1er juin aux entreprises ayant jusqu’à 20 salariés (contre 10 salariés actuellement) et réalisant un chiffre d’affaires allant jusqu’à 2 millions d’euros (au lieu d’un million d’euros actuellement).

Les aides versées dans le cadre du deuxième volet du fonds peuvent aller jusqu’à 10 000 euros et sans condition de refus d’un prêt bancaire.

Pour mémoire, pour les autres entreprises, le fonds de solidarité s’est arrêté au 31 mai. Les entreprises n’ayant pas encore demandé le deuxième étage du fonds peuvent le faire jusqu’au mois de juillet.

Les exonérations de cotisations sociales se poursuivent

Les TPE (moins de 10 salariés) et les PME (moins de 250 salariés) relevant de ces secteurs bénéficieront d’une exonération de cotisations patronales acquittées ou reportées durant les mois de mars à juin 2020 (au titre des périodes d’emploi de février à mai). En outre, une aide au paiement des cotisations et contributions sociales égale à 20 % de la masse salariale bénéficiant de l’exonération sera mise en place.

Pour mémoire, toutes les autres entreprises pourront bénéficier, selon leur situation, de mesures exceptionnelles d’exonération de cotisations, de remise ou d’apurement des dettes sociales.

Une forte demande de prêts

Concernant le Prêt Garanti par l’Etat (PGE), 8,1 milliards d’euros ont déjà été octroyés à 85 000 entreprises du tourisme, soit un ticket moyen de 95 000 euros, a fait savoir le secrétaire d’Etat. Le prêt « Tourisme » de BPIfrance a, lui aussi, « rencontré son public »  avec 200 millions d’euros d’attribués sur l’enveloppe prévue d’un milliard d’euros.

Auteur

  • Céline Perronnet

Source : Le gouvernement renforce (encore) les aides apportées au tourisme

Air France augmente son offre en juin pour sortir de l’ornière

Le groupe accentue sa reprise sur le réseau domestique et prévoit, à la mi-juin, de rouvrir ses lignes vers l’Europe du Sud

 

Air France vise la reprise progressive de son trafic. « Nous étions à 3% de trafic en avril et à 5% fin mai. Nous ciblons une offre de 15% en moyenne fin juin vers plus de 100 destinations », indique Anne Rigail, la directrice générale d’Air France, au Parisien, vendredi 5 juin.

Qui bénéficiera en premier de la réouverture de l’offre d’Air France ? « La priorité sera donnée au réseau domestique là où il est aujourd’hui possible de voyager. En plus de Marseille, Nice, Toulouse, nous rouvrons, par exemple, Biarritz, Brest, Montpellier ou encore des lignes au départ de Lyon. Il y a aussi la Corse », indique Anne Rigail, qui précise que les vols desservant l’outre-mer devraient aussi augmenter. « Sur l’Europe, on se prépare à une réouverture des frontières pour le 15 juin. Et notamment vers l’Europe du Sud, Grèce, Espagne, Portugal », ajoute Anne Rigail.

Air France prévoit également de reprendre son trafic à l’international, hors Union Européenne. « Il y aura 35 vols par semaine pour l’Algérie fin juillet et plusieurs dizaines vers le Maroc, la Tunisie et l’Afrique de l’ouest. Sur les villes d’Amérique ou d’Asie, ce sera encore plus progressif », indique Anne Rigail. Le groupe prévoit d’avoir rouvert, en juillet, 35 % de son programme de vol habituel et 40 % en août, avec 137 destinations accessibles.

Départs volontaires. La directrice générale du groupe appelle les voyageurs à réserver « un billet sans crainte ». Si un client ne peut pas partir pour des raisons sanitaires « il peut soit changer de vol, soit se faire rembourser, soit obtenir un avoir bonifié de 15% pour un voyage ultérieur », précise Anne Rigail. Le port du masque sera obligatoire dans les avions et la température des passagers sera contrôlée avant l’embarquement. Si elle est supérieure à 38°C, le passager ne pourra pas embarquer.

La crise économique induite par la crise sanitaire du coronavirus va pousser Air France à réadapter son réseau domestique. D’autant que le gouvernement a conditionné un prêt de 7 milliards d’euros au suivi de deux lignes : des conditions environnementales, ainsi que des gains en compétitivité.

 

« Ce réseau [domestique] perd 200 millions d’euros par an. Il y a trop de lignes déficitaires. Notre vocation n’est pas de faire voler des avions vides. Très clairement, les destinations qui seront facilement accessibles par le TGV, notamment en moins de 2h30, seront probablement arrêtées », précise Anne Rigail. L’entreprise présentera fin juin-début juillet son plan de restructuration du réseau domestique et de transformation du groupe. Des postes devraient être supprimés, notamment via des départs volontaires.

Source : Air France augmente son offre en juin pour sortir de l’ornière