Les compagnies aériennes assouplissent (de nouveau) leurs mesures commerciales

L’annonce du nouveau confinement en France il y a quelques jours a poussé plusieurs compagnies aériennes à revoir leurs conditions de modification ou d’annulation. Le point sur les dernières annonces.

Air Austral

La compagnie Air Austral a de nouveau décidé d’élargir ses mesures commerciales, applicables depuis le vendredi 30 octobre 2020. Ainsi, modification, report ou annulation de voyage sont désormais possibles sans frais pour des voyages jusqu’au 15 juin 2021, au lieu du 30 novembre 2020.

Air Austral a par ailleurs annoncé mettre en place des mesures spécifiques pour les passagers en possession d’un billet d’avion prévu sur la période du 30 octobre 2020 au 1er décembre 2020.

En cas de modification (pour les billets initialement non modifiables ou modifiables avec frais):
– si report de la date de voyage jusqu’au 15 juin 2021 : possibilité de modifier la date de voyage sans pénalité, sans réajustement de saisonnalité et sans réajustement de tarif dans la même cabine de voyage.
– si report de la date de voyage à partir du 16 juin 2021 : possibilité de modifier la date de voyage sans pénalité, avec réajustement tarifaire et de saisonnalité si applicable.

En cas d’annulation, le remboursement du billet d’avion peut se faire de deux manières :
– sous forme d‘un avoir (celui-ci sera bonifié jusqu’à 15% de la valeur totale TTC du billet initial). Cette bonification sera applicable pour des émissions de nouveaux billets en échange de l’avoir avant le 31 mars 2021 pour un départ avant le 15 juin 2021.
– en remboursement intégral du billet.

Corsair

Corsair a elle aussi revu sa politique commerciale. Tous les clients disposant d’un billet pour voyager au mois de novembre et ne souhaitant plus voler, ont la possibilité de demander le report du vol sans frais de modification, un avoir bonifié jusqu’à 15% de sa valeur ou le remboursement de leur billet. Quel que soit le choix du client, la demande doit être formulée auprès de la compagnie avant la date de départ du vol.

À cela s’ajoute le renouvellement de l’offre « Totale Sérénité ». Tout billet acheté depuis le 28 août peut être modifié (date ou destination) sans frais supplémentaires. Le client peut également demander le remboursement, sans avoir à présenter de justificatif, durant un an à compter de la date de départ initial, quel que soit le tarif d’origine et la date du voyage. Les clients devront déposer leur demande 7 jours à l’avance et régler la différence tarifaire si le nouveau voyage entraînait un changement de prix.

Air France

Dès septembre, la compagnie française a mis en place des nouvelles mesures commerciales offrant davantage de simplicité et de flexibilité pour les passagers qui souhaitent modifier leurs billets. Si le client souhaite annuler son voyage, son billet est désormais modifiable sans frais et sans justificatif, à la date et vers la destination de son choix. Si la modification de la destination entraîne une modification du prix, seule la différence tarifaire sera évidemment appliquée. Et s’il le préfère, le voyageur peut bénéficier d’un avoir remboursable.

Enfin, si l’annulation est du fait de la compagnie, le passager aura le choix de reporter son voyage à la date et vers la destination de son choix, de demander un remboursement intégral de son billet ou de bénéficier d’un avoir. Ces mesures sont applicables jusqu’au 31 mars 2021.

Easyjet

Moins souple, la compagnie aérienne low cost Easyjet offre quelques petites possibilités. Dans un mail adressé à ses clients, celle-ci précise qu’il est possible de changer son vol vers n’importe quelle destination et date, sans payer de frais de changement, jusqu’à 14 jours avant le départ. Si le nouveau tarif est plus élevé, il sera alors demandé de payer la différence.

Le plus intéressant reste la possibilité, lors d’un changement de restrictions gouvernementales, de modifier son billet sans frais même dans les 14 jours avant le départ. Il faut néanmoins faire cette modification dans la semaine suivant l’annonce du gouvernement.

Vueling

Toujours pour aider les passagers impactés par la crise, Vueling propose de son côté de modifier la date, la destination ou le passager gratuitement. Il suffit pour cela que le passager annule sa réservation jusqu’à 48 heures au préalable. La compagnie lui « remboursera » alors le montant sous forme de Crédit de vol, qui permettra d’effectuer une nouvelle réservation pour la date, la destination et la personne de son choix.

Le Crédit de vol sera valable 18 mois à compter de sa date d’émission et pourra être utilisé pour réserver des vols disponibles jusqu’à sa date d’expiration.

Auteur

  • va

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Soutien psychologique aux dirigeants et salariés des entreprises du tourisme : comment ça marche

Numéro de téléphone dédié, définition des besoins, accompagnement personnalisé… Le syndicat Les Entreprises du Voyage lance un dispositif d’aide psychologique pour ses adhérents, patrons comme salariés.

À l’occasion d’une visio-conférence sur le voyage d’affaires, le syndicat Les Entreprises du Voyage avait annoncé la semaine dernière la mise en place d’une aide psychologique pour ses adhérents. Le dispositif, en vigueur depuis lundi, doit ainsi apporter un véritable soutien aux chefs d’entreprise et à leurs salariés, dont certains se sentent perdus face aux bouleversements nés de la crise sanitaire.

« Nous avons lancé ce nouveau service car nous avons vu remonter – en prenant régulièrement la température de l’état d’esprit des entreprises et de leurs préoccupations – une vraie demande de la part de chefs d’entreprise face à la gestion de leurs équipes, qui trouvent notamment difficile de les tenir mobilisées. Mais il y a aussi un sentiment d’être loin, d’être seul face à la situation. Il y a un malaise psychologique très clair qui remonte des chefs d’entreprise », explique Valérie Boned, secrétaire générale des Entreprises du Voyage.

Face à ce constat, le syndicat a donc fait appel à Axis Mundi, spécialiste de l’aide aux organisations dans leurs ressources humaines, pour proposer à ses adhérents une offre d’accompagnement par des coachs, psychologues et professionnels de santé sur des problématiques personnelles et professionnelles. Chaque adhérent chef d’entreprise et ses salariés pourront ainsi faire appel aux services de l’organisme dans la plus stricte confidentialité.

Concrètement, le demande d’aide se met en place en quatre étapes :
– la prise de contact par téléphone avec Axis Mundi (0 801 800 809) afin de présenter son besoin et être orienté avec un consultant adapté (coach, psychologue).
– La prise de rendez-vous (sous 48h par téléphone, visio-conférence ou en présentiel).
– La rencontre avec le consultant pour définir les objectifs à atteindre et trouver des solutions à mettre en oeuvre.
– Le suivi personnalisé, avec plusieurs sessions prévues pour accompagner le bénéficiaire du dispositif.

L’objectif de ce service, qui pourrait être reconduit si la demande est forte, est de répondre aux différentes problématiques que connaissent les professionnels du tourisme. « Cela peut aussi résoudre des problèmes qui sont d’ordre personnel », précise Valérie Boned.

Une aide à la prise de décision

En complément de ce nouveau service, le syndicat propose également une aide à la prise de décision pour les patrons. « Là aussi, plein de questions sont posées : dois-je me placer en protection judiciaire, est-ce que je continue l’activité, dois-je mettre mes employés au chômage partiel, etc. Il y a un vrai besoin en ce moment pour prendre des décisions », note la secrétaire générale.

Il est alors nécessaire pour les adhérents d’être mis en relation, toujours de façon confidentielle, avec un chef d’entreprise prêt à apporter ses conseils. Pour cela, il suffit d’envoyer un mail à Valérie Boned (v.boned@entreprisesduvoyage.org) avec la mention « prise de décision » et avec les grandes lignes des besoins exprimés.

« Nous avons des gens solides, souples et agiles dans notre secteur. C’est un vrai service entre pairs, entre chefs d’entreprise, dont certains sont même au sein du Conseil d’administration des Entreprises du Voyage ». De quoi pouvoir, le syndicat l’espère, répondre au mieux aux difficultés actuelles des professionnels du tourisme.

Auteur

  • Brice Lahaye

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L’agence de voyages dans le monde d’après (4/4) : l’évolution de la TMC pour mieux accompagner les futurs voyageurs – Déplacements Pros

Alors que le marché du voyage d’Affaires peine à entrevoir une reprise, la crise du COVID-19 a résolument amené les sociétés à revoir leur politique voyages. Les TMC, elles, devront revoir leur modèle afin de soutenir le secteur et répondre aux nouveaux besoins des voyageurs. Désormais, un avant et un après semble inévitable. 

Les différents acteurs du secteur s’accordent sur un point : la reprise n’est pas pour tout de suite. Si le trafic domestique, qu’il soit aérien ou ferroviaire, est en hausse par rapport au second trimestre 2020, le trafic international, lui, est en berne. En cause : des législations et conditions de voyages non uniformisées quelque soit le pays ou le continent. Les tests PCR, les mises en quarantaines ou bien encore la peur d’une contamination durant un déplacement rendent aujourd’hui le voyage d’Affaires (presque) impossible. Mais pour que le marché reprenne il faut que chacun des acteurs fassent preuve de solidarité entre eux. SBT, TMC, compagnies aériennes, GDS ou bien encore gouvernements, il en va de la survie d’un marché d’ores et déjà en grande difficulté.

Une digitalisation forcée mais obligatoire

Pour les agences spécialisées dans le Business Travel, la digitalisation semble désormais inévitable voire essentielle pour répondre aux besoins des entreprises et des futurs voyageurs. Les SBT de leur côté auront pour rôle d’accompagner ces TMC dans leur transition digitale et aider celles qui en ont besoin à repenser leur modèle. Si les économies de coûts feront évidemment parties des priorités, le duty of care, le bien-être du voyageur et la responsabilité écologique de l’entreprise seront également mis au cœur des nouveaux défis en matière de politique voyages. Résultat : ces politiques devront être modifiées et seront amenées à évoluer de façon constante pour de nouveau permettre une certaine mobilité des collaborateurs. Concernant la gestion des risques, l’approche se devra rationnelle tout en étant réaliste afin d’éviter de mettre en danger les travailleurs en déplacement. Une bonne communication sera également essentielle et le leakage, lui, s’apprête à être formellement proscrit afin de minimiser tout risque de contamination ou de déconvenue une fois sur place.

Le lien humain restera irremplaçable

Malgré une reprise en demi-teinte et des perspectives encore floues pour les mois à venir, tous s’accordent à dire que les déplacements n’en seront pour le moins essentiels à la reprise économique, et non pas uniquement concernant le marché du Business Travel. Si les réunions d’une heure ou deux à l’étranger ou un un simple rendez-vous client se transformeront plus régulièrement en visioconférence, les contrats d’affaires auront toujours besoin de contact humain pour créer un lien de confiance.  Les TMC auront ainsi un rôle à jouer dans la redéfinition même de ce qu’est le voyage d’Affaires aujourd’hui. Il se pourrait que demain, le voyage d’Affaires se résume pour certains à des trajets hebdomadaires entre la région et la capitale grâce à la mise en place du télétravail ou bien encore à de ponctuelles réunions d’équipes à l’étranger pour les entreprises internationales.

Forte d’une grande responsabilité, la TMC devra également éduquer, rassurer et accompagner les entreprises à revoir leur politique voyages en valorisant davantage l’aspect RSE afin de répondre à de nouvelles attentes et séduire de nouveaux profils de collaborateurs. Démontrer également qu’écoresponsabilité est capable de rimer avec voyager. Voyager, oui, mais mieux et (bien) accompagné.

Auteur :

Margot Ladiray

Source : L’agence de voyages dans le monde d’après (4/4) : l’évolution de la TMC pour mieux accompagner les futurs voyageurs – Déplacements Pros

L’agence de voyages et le monde d’après (3/4) : « Le confinement a été complétement chaotique » – Déplacements Pros

Face à la crise, le réseau d’agences Selectour a su se réorganiser afin de répondre aux besoins de ses clients. Si le choix de garder un ADN avant tout « offline » s’est révélé être un atout durant cette crise, elle a néanmoins remis en question certains modes de fonctionnement au sein des agences de voyages spécialisées dans le Business Travel, dont leur modèle économique. Patricia Morosini, directrice voyages d’Affaires chez Selectour, revient sur la gestion de la crise du COVID-19 et son impact sur un secteur qui était déjà en pleine mutation.

DeplacementsPros.com : Quelle est la situation actuelle chez Selectour ? Observez-vous une légère reprise ?

Patricia Morosini : Pour le moment nous ne pouvons pas parler de reprise car nous n’en avons pas. Nous parlons de rebond d’activité pour les mois de juillet et août aux environs de 40% environ par rapport à l’année précédente mais pas de reprise. Pour le mois de septembre nous espérions atteindre les 50% de retour à l’activité mais cela reste très variable en fonction des clients et des agences. Le trafic reste principalement domestique et les vols long-courriers sont minoritaires. De ce côté-là, chez Selectour nous nous considérons comme chanceux car nos clients sont principalement des PME/PMI et que leur retour aux déplacements est plus rapides car moins processés, contrairement au grands groupes.

Comment avez-vous géré cette crise, de son début jusqu’à présent ?

Nous avons continué d’assurer un service opérationnel et nous avons fait appel à des experts car, notamment au début, il y avait beaucoup de confusion concernant les compagnies aériennes et les démarches à suivre pays par pays. Nous avons ensuite procédé aux annulations et aux échanges de tous les voyages en cours et pour cela, les compagnies aériennes ne nous ont pas facilité la tâche, même si cela commence tout juste à se débloquer. Commercialement cela n’a pas été neutre et le confinement a été complètement chaotique. Aujourd’hui il y a de nombreux paramètres qui effraient les voyageurs et les entreprises dans la reprise des déplacements : fermetures des frontières, quarantaines, hôtels qui décident de fermer du jour au lendemain … L’un des seuls points positifs est que nos partenaires ont revu leurs conditions de réservation ou d’annulation qui sont désormais beaucoup plus souples.  Il y a davantage de flexibilité et cela pourrait favoriser la reprise. En revanche, pour l’aspect « sécurité », il y a encore une vraie crainte de la part des sociétés et des voyageurs.

Être une agence « physique » vous a-t-il été bénéfique en cette période de crise ?

Nous avions effectivement des équipes opérationnelles dans nos agences et dans certains pays ce qui a été une chance. Nous avons des experts qui répondent aux questions des voyageurs, même les plus spécifiques. Aujourd’hui nous finalisons davantage d’offre en offline qu’en online car les personnes ont besoin d’être rassurées et d’avoir un suivi ultra personnalisé. Nos équipes offline ont un rôle très important dans ce devoir d’information et d’accompagnement. Je pense que cela a mis en lumière l’importance des agences de voyages et leur rôle en tant que professionnels auprès des entreprises.

Comment voyez-vous l’année 2021 ?

Aujourd’hui notre mission est d’accompagner les entreprises et les aider à revoir leur politique voyages afin de se déplacer autrement et apprendre à composer avec des réglementations qui évoluent sans cesse. Cette crise va permettre une refonte profonde des politiques de voyages au sein des entreprises. Il y a une réelle nécessité à s’adapter aux nouveaux besoins. En parallèle, il nous faut rassurer les entreprises et pour cela nous attendons au plus vite une harmonisation des restrictions de voyage, du moins à minima en Europe. Nous sommes de toute façon dans l’attente et dépendants des autorités. Aujourd’hui les deux problématiques principales sont : les tests PCR et les quarantaines.

Y aura-t-il pour vous un avant et un après COVID-19 ?

Les entreprises vont effectivement probablement prendre conscience de l’importance de l’agence et de son assistance. Elles vont également davantage s’intéresser à l’aspect RSE. Cette crise a provoqué une réelle prise de conscience sur notre façon de voyager et de nous déplacer. Nous allons observer également un durcissement des règles concernant le leakage qui sera totalement banni. Tout déplacement hors politique voyages ne sera pas validé. Pour nous les agences de voyages, la réflexion se fait actuellement sur notre modèle économique. Avec cette crise nous avons pu voir que cela ne fonctionnait pas en période de crise … le marché s’apprête assurément à évoluer.

Auteur:

Margot Ladiray

Source : L’agence de voyages et le monde d’après (3/4) : « Le confinement a été complètement chaotique » – Déplacements Pros

L’agence de voyages et le monde d’après (2/4) : « L’enjeu pour la plupart des TMC va être de résister à cette crise face aux acteurs internationaux » – Déplacements Pros

Alors que la crise liée au COVID-19 a permis d’accélérer la prise de conscience concernant notre façon de voyager, la jeune pousse The TREEP se donne aujourd’hui comme mission d’accompagner les sociétés dans leur transition écologique et digitale. Empreinte carbone, digitalisation, gestion des risques … Pour les acteurs du voyages d’Affaires il y aura résolument un avant et un après. Entretien avec Laurent La Rocca, fondateur et CEO de The Treep.

DeplacementsPros.com : Quel est votre rôle aujourd’hui durant cette période de crise ?

Laurent La Rocca :  Aujourd’hui nous éditons des logiciels pour les agences de Business Travel (SBT). Nous souhaitons leur apporter, à travers nos solutions, une dimension d’écoresponsabilité. Notre mission est de réduire le stress et l’empreinte carbone des voyageurs. Avec l’arrivée du COVID-19 les entreprises sont désormais portées au-delà de leurs attentes « premières » et favorisent davantage la gestion du risque et la RSE. Notre rôle principal aujourd’hui est de les aider dans le monde « post-COVID ».

Comment les accompagnez-vous ?

Nous travaillons surtout sur les enjeux liés à la reprise car le trafic international est quasiment à l’arrêt. Seul le domestique reprend progressivement, notamment dans le secteur du public où la reprise va même au-delà de nos prévisions. L’idée est aujourd’hui d’accompagner nos clients pour ‘tenir’ face à cette crise ; comment équiper les TMC pour préparer la reprise. Nous profitons de cette ‘accalmie’ pour accompagner les entreprises et les encourager à s’équiper avec de nouveaux outils, plus modernes et mieux adaptés au monde de demain. Si le secteur traverse assurément une crise extrêmement importante, nous pouvons également y voir des points positifs. Cela nous permettra peut-être de nous poser certaines questions essentielles comme, comment améliorer le futur ? L’enjeu pour la plupart des TMC va notamment être de pouvoir résister à cette crise face aux acteurs internationaux.

Quel va-t-être l’impact sur les entreprises et notre rapport à notre lieu de travail ? 

La crise sanitaire a provoqué une digitalisation forcée des entreprises et une arrivée massive du télétravail. Or, le 100% télétravail ne fonctionne pas car nous perdons en lien humain . Nous l’observons aujourd’hui, lorsqu’il s’agit de négocier un contrat commercial ou de vérifier un site, le télétravail ne fonctionne pas. Nous allons ainsi évoluer vers un rythme de travail hybride en 2021 et notre rôle sera d’accompagner les sociétés vers un parcours 100% digital pour les aider dans cette transition. Le second impact de cette crise est que nous devons rassurer l’employeur et le collaborateur de cette peur « irrationnelle » du COVID-19. Nous devons apporter de la rationalité sur le risque de contamination lors d’un déplacement. En effet, les entreprises sont actuellement beaucoup moins permissives sur les déplacements et perdent en impact commercial, de négociation ou tout simplement de contrôle. Lorsque les contraintes liées aux déplacements seront levées, le marché commencera à repartir. Il faudra alors que nous soyons capables d’accompagner les TMC et les entreprises sur une gestion du risque complète, avant, pendant et après le voyage.

Voyagerons-nous de façon différente ?

Les entreprises ne vont de toute façon pas avoir le choix que de tenir compte de la volonté de leurs collaborateurs et devront ainsi s’intéresser davantage à la valeur écoresponsable. Elle pourra l’ignorer mais à terme, cela la mettra en danger. Soyons clair : écoresponsabilité ne rime pas obligatoirement avec augmentation des coûts. Pour être compétitive, une entreprise se devra d’avoir une bonne politique RSE et environnementale. C’est là où nous avons notre carte à jouer puisque au lieu d’interdire certaines options de voyage nous appelons au bon sens des utilisateurs. Les entreprises déclarant compenser leur empreinte carbone ? Du greenwashing. Les mécanismes de compensation prennent beaucoup de temps à être développés et ce temps, nous ne l’avons plus. Il y a aujourd’hui, plus que jamais urgence à réagir et à valoriser l’économie de CO2.

auteur :

Margot Ladiray

 

Source : L’agence de voyages et le monde d’après (2/4) : « L’enjeu pour la plupart des TMC va être de résister à cette crise face aux acteurs internationaux » – Déplacements Pros

Les destinations plébiscitées par les voyageurs et sur lesquelles miser d’ici Noël 

France, Europe et DOM-TOM restent privilégiés par les voyageurs français cet automne, à en croire les tendances de réservations des voyagistes. 

Malgré la crise sanitaire et le renforcement des protocoles mis en place dans plusieurs grandes villes, les Français sont invités à voyager cet automne.« J’incite les Français à réserver » pour les vacances de la Toussaint, a ainsi déclaré il y a quelques jours le secrétaire d’État chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, promettant par ailleurs que le gouvernement allait « tout faire » pour que la saison touristique « jusqu’à Noël puisse se dérouler ».

Mais où envoyer vos clients d’ici la fin de l’année ? Pour se faire une petite idée des tendances, et évidemment des destinations accessibles, plusieurs voyagistes et spécialistes du secteur ont dévoilé les intentions de voyages des touristes français pour les semaines à venir.

C’est le cas notamment de Lidl Voyages, qui a publié son top 3 des destinations plébiscitées par les voyageurs pour les vacances de la Toussaint. Sans grande surprise, la France se classe en tête, avec + 54% de sa clientèle ayant réservé dans l’Hexagone. Cette dernière privilégie en particulier la Bretagne, la Vendée ou le Sud-Ouest.

Le boom des DOM-TOM

À l’étranger, ce sont la Tunisie et l’Espagne qui attirent le plus les voyageurs. Sans oublier la très forte progression des DOM-TOM. Lidl Voyages note en effet une explosion de ses ventes sur ces destinations, avec + 145% de réservations sur la Martinique et + 100% sur la Réunion, en comparaison avec la même période en 2019.

La plateforme Ulysse, spécialiste de la réservation de billets d’avion, a elle aussi établi son classement des villes les plus réservées en ligne par ses clients pour les vacances d’octobre. En tête, on retrouve Venise, Athènes et Genève. Suivent également dans le palmarès : Marseille, Séville, Amsterdam, Cracovie, Porto et Naples. On notera enfin la présence dans ce top 10 d’une destination beaucoup plus lointaine, Mexico, qui n’exige pour le moment pas de test PCR pour entrer sur son territoire.

Ces villes et pays précédemment cités se retrouvent également dans les tendances de TUI France. Les plus vendus par le tour-opérateur – qui propose à ses clients des séjours dans ses clubs Marmara et Lookéa – sont ainsi l’Espagne, la Grèce, la Tunisie, la Martinique et le Portugal.

Autant de destinations sur lesquelles parier en attendant la prochaine réouverture de pays plus lointains.

Auteur

  • Brice Lahaye

Source : Les destinations plébiscitées par les voyageurs et sur lesquelles miser d’ici Noël 

TUI France : une offre sérieuse de reprise pour 42 agences intégrées sur 65 

À l’occasion d’un CSE extraordinaire, la direction de TUI France a présenté mardi un point d’avancement sur la reprise des 65 agences intégrées vouées à être fermées par le TO. 

C’est un rendez-vous qui était très attendu des salariés. Ce mardi 20 octobre se tenait un CSE extraordinaire qui devait permettre à la direction de détailler plus précisément son plan de sauvegarde de l’emploi, prévoyant la suppression de 583 postes et la fermeture des 65 agences intégrées.

L’occasion surtout pour les employés des agences concernées d’en savoir plus sur les possibles repreneurs et le nombre de postes sauvegardés par ces rachats. Ces derniers avaient jusqu’au 18 septembre dernier pour déposer des offres fermes, date à laquelle la direction du tour-opérateur devait commencer à les analyser et les négocier.

Deux offres groupées

La direction de TUI France a reçu une offre sérieuse de reprise pour 42 agences sur 65. La majorité des offres émanent des mandataires et employés actuels. Les partenaires majeurs et de longue date du tour-opérateur, le groupe Sainte Claire depuis 2012, et Palomino depuis 2002, ont effectué deux offres groupées, qui représentent respectivement 16 et 14 agences sur les 42. Le reste des offres est réparti entre des salariés (7 offres) et des actuels gérants mandataires (5 offres).

La direction précise que ces agences adopteront le modèle des mandataires, garderont l’enseigne TUI et vendront majoritairement des produits du TO. « C’est une très bonne nouvelle pour TUI France car le modèle des agences mandataires de TUI France est particulièrement performant et dynamique », se félicite la direction.

Des négociations pour les salariés

Interrogé par l’AFP, le PDG de TUI France a ajouté que des négociations étaient encore en cours en ce qui concerne les employés de ces agences, « car il faut trouver un point d’équilibre entre les salariés qui veulent rester et ceux qui veulent en profiter pour partir », en intégrant dans le processus les personnes des 23 agences non reprises et procéder à d’éventuels transferts. « Tous les repreneurs ont manifesté leur volonté de reprendre entre un et trois employés, mais pas forcément l’intégralité », a-t-il ajouté. Les 65 agences comptent un total de 266 employés, avec en moyenne quatre personnes par structure.

Aucun détail n’a pour le moment été apporté sur ces 42 agences concernées, mais les petites agences situées en province ont davantage trouvé preneurs. « Dans Paris intramuros, où les loyers sont très chers, seule une agence sur sept fait l’objet d’une offre », a fait savoir à l’agence de presse Hans van de Velde.

De quoi toujours inquiéter les élus syndicaux. « Malgré les reprises d’agences, l’incertitude se trouve du côté des salariés en raison des critères d’ordre applicables et des bassins d’emplois, sachant que les réseaux qui vont reprendre les agences ont pour objectif de ne reprendre que deux salariés par agence. Sachant aussi que l’évolution de l’emploi dans le tourisme est actuellement très défavorable et compliquée », ont réagi auprès de Tour Hebdo les élus CFE-CGC.

Même inquiétude du côté du Comité Social et Économique de l’entreprise. « Tout ça, ces annonces très importantes qui touchent quand même près de 300 vendeurs, est fait seulement trois jours avant le rendu de l’avis du CSE. Comment voulez-vous rendre un avis sérieux avec aussi peu de temps ? (…) Et toutes ces reprises d’agences sont soumises à la signature d’un accord collectif. Cet accord permet plus de flexibilité pour TUI France, et pour le salarié évidemment. Mais nous faisons un sondage auprès des vendeurs pour savoir ce qu’ils veulent avant tout», a commenté Lazare Razkallah, secrétaire du CSE.

Ces annonces ne le contentent donc pas. « On attend encore plusieurs choses, notamment une amélioration du congé de reclassement, avec une durée beaucoup plus longue, et on veut aussi que l’argent de la vente de ces agences servent au financement du plan social », précise son secrétaire.

Un choix stratégique

Interrogé en septembre dernier sur le plan social, le patron du voyagiste avait indiqué assumer ce choix, précisant que la suppression de ces points de vente physiques faisait partie de sa nouvelle stratégie. « Nos agences sont chères, trop chères pour nous. On ne peut plus payer ça. Les conséquences sont bien sûr énormes pour l’emploi et je regrette vivement cette situation difficile, mais nous n’avions pas le choix. Je suis conscient que de nombreuses personnes vont perdre leur emploi, mais je préfère continuer avec une société plus petite, plus agile, avec encore 315 employés », admettait-il.

En colère face à cette énième restructuration, des salariés de TUI France s’étaient rassemblés quelques jours plus tard pour manifester devant les bureaux de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) de Nanterre. Un organisme dont ils dénonçaient les accointances avec la direction. Une action avant d’autres, avaient alors promis les manifestants. Ces annonces de reprise suffiront-elles à apaiser la situation ?

Auteur

  • Brice Lahaye et Marie Poirier

Source : TUI France : une offre sérieuse de reprise pour 42 agences intégrées sur 65 

5 compétences qui feront la force des agents de voyages de demain  

Amadeus a publié cette semaine une nouvelle étude portant sur les compétences des agents de voyages de demain. Tour Hebdo fait le point sur ce qu’il faut en retenir.

« À mesure que les voyages dans le monde reprennent, les voyageurs peuvent trouver que la planification de leur prochain voyage est un peu plus complexe et difficile. Nouvelle réglementation autour des restrictions, des exigences, des quarantaines et des déplacements, disponibilité des vols… Cela nécessite du temps, des connaissances et de l’expérience. Les consultants en voyages ont un rôle clé à jouer dans la reconquête des voyageurs ».

Ce constat, fait par Amadeus dans sa nouvelle étude sur les compétences des agents de voyage de demain, est clair. Pour mener à bien cette reconquête, les professionnels du tourisme, et plus particulièrement les agents de voyages, devront compter sur plusieurs compétences primordiales. En voici cinq sur lesquelles miser avant tout.

1 – L’empathie

« L’empathie joue un rôle important dans la construction mémorable des voyages – que ce soit pour affaires ou pour les loisirs », prévient Amadeus. Rien de plus important en effet que de se mettre à la place du voyageur, de surcroît dans une période inédite où les doutes et craintes se multiplient avant ou pendant le voyage. Avec des contrôles aux frontières, des politiques de voyage et restrictions sanitaires en évolution permanente, le contact humain et la compréhension deviennent primordiaux.

2 – Une équipe solide

Au sein de l’industrie du voyage, 50% des dirigeants à qui Amadeus a pu s’adresser ont déclaré que leur équipe était leur facteur de succès le plus fort. Un chiffre encore plus important en Europe, où 63% des dirigeants d’agences de voyages assurent que c’est le principal facteur de réussite. Gérer une crise ou des situations délicates, relancer l’activité et préparer l’avenir ne se fait pas seul ! Le meilleur agent de voyages est en effet entouré de collègues qui peuvent l’orienter, le conseiller, le soutenir et l’aider à tout moment.

3 – L’aisance numérique

Les compétences numériques s’avèrent elles aussi indispensables aujourd’hui. La demande dans ce domaine a augmenté pour tous les emplois et toutes les industries, y compris celle du voyage. « De nos conversations avec plus de 35 leaders d’agences de voyages dans le monde, beaucoup ont dit avoir du mal à remplir les rôles requis pour gérer les nouvelles technologies. Trouver les bonnes compétences étaient l’une des trois principales préoccupations mis en évidence dans notre enquête », note Amadeus. Pour aider les entreprises avec les technologies, la société de gestion spécialisée dans la distribution et la vente de services de voyages a d’ailleurs mis en place Travel-19, une interface qui fournit des conseils de voyage fréquemment mis à jour provenant de diverses sources officielles.

4 – La présence sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux – qui vont de pair avec le développement technologique cité précédemment – sont également nécessaires pour le bon fonctionnement des entreprises du tourisme. « Alors que de nombreux milléniaux choisissent leur prochain voyage sur la façon dont la destination est ”Instagrammable” et que le bouche à oreille est la forme de recommandation la plus fiable, les consultants en voyages devraient aujourd’hui être actifs dans les médias sociaux », estime Amadeus. Les compétences en matière de réseaux sociaux doivent être acquises par toutes les équipes en contact avec les clients, et plus seulement par le service marketing. Partager régulièrement des contenus sur Facebook, Instagram, Twitter ou encore Tik Tok permettra à la fois de fidéliser les clients et de toucher des nouveaux publics.

5 – La réactivité

Enfin, les vendeurs de voyages devront réussir à s’adapter à des lieux de travail en constante évolution et être en mesure de réagir rapidement. Concrètement, il leur faudra mettre à jour et rafraîchir continuellement leurs compétences. « Dans un marché difficile, la capacité de penser différemment et réagir plus vite sera la clé », rappelle l’entreprise de gestion. L’aptitude d’une agence à pouvoir communiquer en temps réel, fournir une information solide et être disponible à tout moment – en somme, être la plus réactive possible – lui permettra ainsi de renforcer le lien de confiance avec ses clients.

Auteur

  • Brice Lahaye

Source : 5 compétences qui feront la force des agents de voyages de demain  

Après une forte perte semestrielle, Accor supprime 1 000 emplois

Le géant français de l’hôtellerie Accor annonce un plan d’économies prévoyant la suppression de 1 000 emplois dans le monde.

Comme l’ensemble de l’industrie hôtelière, Accor souffre des conséquences de la pandémie suite aux fortes restrictions de voyage dans le monde. Sa direction prépare un plan d’économies visant à réduire ses coûts récurrents de 200 millions d’euros d’ici 2022, selon un communiqué de presse. Cette restructuration prévoit la suppression d’un millier d’emplois dans le monde, sur un total de 18 000, a précisé le directeur général adjoint Jean-Jacques Morin, lors d’une conférence de presse téléphonique. Les suppressions d’emplois vont « toucher l’ensemble des entités du groupe », a-t-il précisé.

Une perte de 1,5 milliard d’euros

Le sixième groupe hôtelier mondial a basculé dans le rouge au premier semestre avec une perte nette de 1,5 milliard d’euros, due principalement à des dépréciations d’actifs en raison de la pandémie. L’entreprise avait dégagé un bénéfice de 141 millions d’euros sur la même période l’an dernier. Quant au chiffre d’affaires, il a été divisé par deux, à 917 millions d’euros.

« Les mauvaises performances du premier semestre reflètent l’environnement extraordinaire lié à la crise du coronavirus », a commenté Jean-Jacques Morin.

Paris en souffrance

Accor a été contraint de fermer pendant plusieurs mois une grande partie de ses hôtels à la suite de la pandémie de Covid-19. En France, la majorité des établissements était encore fermée au cours du mois de juin. Paris et la région parisienne souffrent davantage que la province en termes de RevPar, souligne le communiqué.

Le groupe, qui compte des enseignes comme Ibis, Sofitel ou Pullman, coiffe 747 805 chambres dans 5 099 hôtels.

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Source : Après une forte perte semestrielle, Accor supprime 1 000 emplois